GESTALT Paris

Un courant humaniste et existentiel : mas o que é ?

La Gestalt est en premier lieu un mouvement s'inscrivant dans le désir de changement individuel et social, un regard critique et constructif de l'homme sur le monde, un désir d'équilibre dans l'interaction individu/environnement. Elle prend en compte l'être humain comme un organisme vivant une expérience indissociable de son contexte en interrelation avec l'autre et ce qui l'entoure. Ce mouvement né en Europe émigre aux Etats-Unis en 1940.

 

En 1942 Fritz Perls (1893-1970) neuropsychiatre et psychanalyste allemand co-écrira son premier ouvrage avec sa femme Laura Posner Perlz (1905-1990) docteure en psychologie et psychanalyste. Dans cet ouvrage intitulé "Le moi, la faim et l'agressivité" ils développeront le concept de "saine agressivité" dont l'étymologie "d'ad-gredere" signifie "aller vers". La saine agressivité y est définie comme une fonction biologique existentielle,  une force de vie, un moteur de croissance. Un concept positif qui nous pousse à aller vers le monde pour s'y intégrer de manière active et créative et ainsi nous permettre d'y apporter notre contribution personnelle, notre engagement. Fritz et Laura Perls rejoindront les Etats-Unis en 1947. 

En 1951 avec la participation de Paul Goodman (1911-1972) chercheur universitaire, philosophe, penseur politique et sociologue, le livre fondateur "Gestalt therapy" est publié.

 

Quant aux racines de la Gestalt je retiendrai la phénoménologie, l'existentialisme, la philosophie et la psychanalyse. La Gestalt est un courant de psychothérapie qui  a hérité du "comment" plutôt que du "pourquoi", de l'impact de l'intentionnalité dans l'agir et de la conscience de l'engagement de l'homme dans son existence au monde. Son héritage englobe également "l'appel au retour aux choses elles-mêmes" avant toute élaboration conceptuelle. Ce qui n'est pas simple dans notre société contemporaine où le savoir cognitif est passé seul maître. La connaissance n'est plus valorisée dans cette société déconnectée du ressenti corporel et de l'éprouvé.

 

La singularité de chaque vécu est primordiale, nous avons tous une perception du monde distincte orientée par des facteurs subjectifs et objectifs.

 

"Tout phénomène observé n'est pas une réalité objective en soi, mais une interaction globale entre le phénomène lui-même et son environnement du moment sous le regard de l'observateur".                  Serge Ginger